Finalement, au sujet du post précédent sur le sondage bidon de la CGPME , c'est un article de Libé qui lui règle son compte:

 

http://www.liberation.fr/economie/2014/02/03/comment-un-sondage-oriente-s-en-prend-aux-chomeurs_977334

 

Revenons à l'essentiel: Les paris stupides.  aujourd'hui : je parie d'inverser la courbe du chômage...


Décembre 2013 : 10 200 demandeurs d’emploi de plus. Sur l'année 2013 : 177 800 chômeurs de plus.


Voilà des échos de la presse de droite et de gauche

Les Echos, « ... le tort de François Hollande est moins d’avoir perdu ses paris que de ne pas s’être, jusqu’alors, donné les moyens de les tenir. Quand les secousses de la désindustrialisation, de la dématérialisation, de la mondialisation, ont poussé la plupart de nos concurrents à libéraliser leur marché du travail, à baisser le coût du travail y compris par les salaires, la France s’en est tenue à ses vieilles recettes,  cherchant d’abord à protéger ses emplois à durée indéterminée, son temps de travail réduit et ses usines exsangues. »

Le Figaro  « il est temps d’admettre que l’on n’a pas tout essayé et d’aborder les sujets qui fâchent. D’abord, en engageant une baisse vraiment massive du coût du travail, avec en face les économies précises et détaillées qui la financeront. Nous en sommes loin. Ensuite, en donnant un immense coup de balai dans  notre législation sociale, dont la complexité et la rigidité sont devenues les premiers freins  à l’embauche. Prétendre inverser la courbe du chômage sans  introduire davantage de flexibilité dans notre droit du travail est illusoire. Enfin, en durcissant les règles d’indemnisation des chômeurs, dont le laxisme  et la générosité n’incitent pas à reprendre un emploi ... tout ceci est évidemment plus difficile que de créer des emplois aidés sur fonds publics.»


L’Opinion : « le pari perdu de l’inversion de la courbe restera comme un exemple du genre. Absence de lucidité sur l’ampleur de la crise, la fragilité des entreprises, l’attractivité abîmée du site France, le ras-le-bol fiscal. Manque de courage pour s’attaquer aux rigidités statutaires, simplifier le droit social, réformer la formation. »

Libération : « la politique de l’offre décidée par le chef de l’Etat se heurte à trois réalités. La première est la prévision d’une croissance de moins de 1%,  insuffisante pour créer des emplois. Ensuite, selon les analyses de l’OFCE, nombre d’entreprises encore en sureffectif resteraient peu enclines à embaucher.  Enfin, malgré quelques déclarations d’intention, le patronat semble peu déterminé à soutenir la ligne gouvernementale... plus qu’une inversion artificielle de la courbe en quelques mois, il s’est donné cette fois des moyens structurels de lutter contre le chômage. En espérant, conclut le journal, que l’intérêt national, devienne la préoccupation principale du Medef et que la reprise économique soit enfin au rendez-vous. »


Ouest France :« ...la question est de savoir si la France arrivera à regonfler son économie avec le fameux Pacte de responsabilité... L’exécutif va-t-il se retrouver piégé entre les syndicats, inquiets de l’absence de contreparties à la baisse du coût du travail, et le Medef réticent à promettre des embauches ?  Va-t-il, de son côté, réussir à compenser la baisse des prélèvements promis par une chasse efficace à la dépense publique ? »

L’Alsace : «(…) à en juger par l’actualité la plus récente, les plans sociaux sont encore très tendance... il y a fort à parier que ce type de mauvaise
nouvelle n’est pas près de s’éteindre. François Hollande a visiblement pris la mesure du problème. Sa conversion forcée est récente. Il va devoir convaincre  ses compatriotes, et surtout ses amis, que le plus dur est à venir. L’adaptation de la France au marché planétaire,  n’en est qu’à ses débuts. »

L’Humanité « il est possible d’impulser pour une politique de relance de l’emploi. Mais il faut ouvrir un débat politique jusqu’ici refusé : celui de la
conditionnalité des aides. Les fonds débloqués pourraient être inégalement répartis, favoriser les entreprises qui embauchent, augmentent les salaires, investissent dans la recherche, innovent, respectent l’égalité hommes-femmes, et sanctionner celles qui pratiquent la course aux profits et à la rémunération  des actionnaires. (…)  Si le coût du capital est responsable de la crise, alors le meilleur moyen d’en sortir passe par une revalorisation du travail. »
 
Cette revue de presse m'a épuisé, je vais pointer et je réfléchirai ensuite.